THÉRAPIE

Thérapie somatique

Une approche psycho-corporelle à Romainville et en ligne

J’utilise souvent le terme « psycho-corporelle » pour rendre cette approche plus immédiatement compréhensible. Mon travail s’inscrit plus précisément dans le champ des approches somatiques, qui placent le corps au centre du travail thérapeutique : le stress, les émotions et les traumas ne vivent pas seulement dans la tête — ils s’impriment dans le corps, dans la posture, la respiration, les tensions musculaires, le système nerveux.

C’est le socle de mon accompagnement, en ligne ou en présentiel à Romainville : que vous traversiez une période difficile ou souhaitiez travailler sur les conséquences d’un trauma ancien, c’est par le corps que nous commençons.

Qu’est-ce que la thérapie somatique ?

Le mot « somatique » vient du grec soma, le corps. La thérapie somatique désigne un ensemble d’approches thérapeutiques qui travaillent avec les sensations corporelles, la conscience du corps et la régulation du système nerveux comme leviers du travail psychologique.

Elle s’inscrit dans la continuité de courants qui ont progressivement replacé le corps dans la compréhension de l’expérience psychique et du trauma : psychologie somatique, travaux de Wilhelm Reich et d’Alexander Lowen, Somatic Experiencing de Peter Levine, puis développements contemporains autour du trauma, de l’attachement et du système nerveux.

Ce qui les rassemble est une même idée : le corps n’est pas simplement le véhicule de ce que nous pensons ou ressentons. Il participe pleinement à notre manière de vivre, de réagir, de nous protéger et d’entrer en relation avec le monde.

Pourquoi travailler avec le corps ?

Vous avez peut-être déjà effectué un travail thérapeutique par la parole, beaucoup réfléchi, lu, compris intellectuellement certaines choses sur votre histoire, vos schémas ou vos réactions.

Et pourtant, au moment où le stress monte, où quelqu’un dit quelque chose qui vous touche, où vous êtes fatigué·e ou sous pression, les mêmes réactions peuvent revenir.

Les expériences difficiles et le stress prolongé peuvent continuer à se manifester dans le corps : dans certaines tensions, dans la respiration, dans la manière de se tenir, mais aussi dans des réactions automatiques d’alerte, de retrait, de contrôle ou de figement que l’on ne choisit pas consciemment.

Le travail somatique permet de porter l’attention à ce niveau-là : non pour « réparer » le corps, mais pour mieux comprendre ses réactions, développer d’autres ressources et permettre progressivement davantage de souplesse.

Transformer ce que la parole seule ne peut atteindre

On peut avoir beaucoup réfléchi, compris certains mécanismes, identifié l’origine de certaines difficultés — sans que cela change vraiment la façon dont on se sent ou réagit au quotidien.

Le travail somatique ouvre alors une autre porte d’entrée : plus directe, plus incarnée, en travaillant aussi avec les sensations, les réactions du corps et les états du système nerveux.

La parole reste présente dans l’accompagnement. Elle s’articule simplement à d’autres formes d’expérience.

Comment se déroule une séance de thérapie somatique ?

En séance, c’est votre corps qui guide le rythme.

Nous ne plongeons pas directement dans les sujets difficiles. Selon ce qui se présente, le travail peut commencer par retrouver des points d’appui, mobiliser des ressources et développer suffisamment de stabilité pour rester présent·e à l’expérience sans se sentir débordé·e.

Une séance peut notamment inclure :

Apprendre à repérer ce qui se passe dans le corps — tensions, chaleur, mouvement, respiration, appuis, impulsions — plutôt que de l’ignorer ou de chercher immédiatement à le faire disparaître.

Observer la manière dont le souffle se modifie selon les états intérieurs et utiliser la respiration comme l’un des supports possibles du travail de régulation.

Mettre progressivement en mouvement certaines tensions, impulsions ou réactions restées retenues, et retrouver davantage de fluidité dans l’expérience corporelle.

Accueillir ce qui émerge en restant attentif·ve à la manière dont cela se manifeste dans le corps, plutôt que de passer uniquement par l’analyse.

Lorsque certaines expériences traumatiques, certains souvenirs ou schémas de croyances continuent d’avoir un impact important dans le présent, l’EMDR peut être intégré au travail somatique.

Vous n’avez pas besoin d’être « performant·e » en séance. Il n’y a rien à réussir. Il s’agit d’apprendre progressivement à observer, sentir, différencier et répondre autrement à ce qui se passe en vous.

Quand le stress ou le trauma s’inscrivent dans les réactions du corps

Face au stress ou à une situation vécue comme menaçante, notre organisme mobilise spontanément différentes réponses de protection : agir, fuir, se figer, se couper de certaines sensations, contrôler davantage ou au contraire se retirer.

Ces réponses peuvent être très utiles lorsqu’elles permettent de traverser une situation difficile. Mais certaines peuvent continuer à se déclencher longtemps après, alors que le contexte a changé.

Le travail somatique vise notamment à mieux reconnaître ces états et à développer progressivement davantage de capacité à les traverser sans être systématiquement débordé·e ou coupé·e de soi.

Il peut aussi permettre de relâcher certaines tensions chroniques, de retrouver davantage de mobilité dans les réponses du corps et de renforcer la capacité à reconnaître ses propres signaux et besoins.

Cela peut se traduire par exemple par :

  • une vigilance ou une anxiété persistante ;
  • une agitation difficile à apaiser ;
  • des tensions chroniques ;
  • une sensation de figement ou de blocage ;
  • une difficulté à sentir son corps ou certaines émotions ;
  • des réactions particulièrement intenses face à certaines situations ;
  • ou au contraire une tendance à se couper, se retirer ou « ne plus rien sentir ».

Thérapie somatique et EMDR : comment les deux s’articulent

Dans ma pratique, l’EMDR s’intègre naturellement au travail somatique.

Je peux l’utiliser lorsque des expériences traumatiques, certains souvenirs ou des schémas de croyances continuent d’avoir un impact important dans le présent.

L’approche somatique permet parallèlement de rester attentive à ce qui se passe dans le corps, au niveau d’activation, aux ressources disponibles et à la capacité à rester présent·e pendant le travail.

Cette articulation est particulièrement importante lorsque l’histoire est complexe ou que certaines expériences sont encore très chargées : il ne s’agit pas d’aller le plus vite possible vers le souvenir difficile, mais de construire les conditions permettant de l’aborder sans perdre ses appuis.

Pour comprendre plus précisément le fonctionnement de l’EMDR, son déroulement et les situations dans lesquelles je l’utilise :

Questions fréquentes

Une thérapie principalement verbale travaille notamment avec le récit, les pensées, les croyances, les émotions et la compréhension de ce qui se joue.

La thérapie somatique ajoute une autre dimension : elle prête également attention aux sensations corporelles, aux états du système nerveux, aux réactions automatiques, à la respiration et au mouvement.

Les deux ne s’opposent pas. Dans ma pratique, parole et travail corporel s’articulent tout au long de l’accompagnement.

Non. Vous n’avez pas besoin de connaître le fonctionnement du système nerveux ni d’adhérer à une théorie particulière.

Le travail part de phénomènes très concrets : ce que vous sentez, ce que vous remarquez dans votre corps, ce qui se passe lorsque certaines émotions apparaissent, la manière dont vos réactions changent selon les situations.

La curiosité suffit.

Cela dépend de ce que vous traversez et de la profondeur du travail engagé.

Certains sujets ciblés peuvent donner lieu à un accompagnement plus ponctuel. Lorsque le travail concerne des schémas anciens ou des expériences traumatiques complexes, il se fait généralement davantage dans la durée.

Je recommande le plus souvent un rythme d’une séance par semaine pour soutenir la continuité du travail. Ce rythme peut ensuite être ajusté en fonction de vos besoins, de vos possibilités et du moment de l’accompagnement.

Il peut arriver que des émotions, des sensations ou des souvenirs difficiles émergent pendant une séance.

Le travail ne consiste cependant pas à vous pousser à revivre une expérience ou à rester dans quelque chose qui vous déborde. Nous avançons en tenant compte de votre capacité à rester présent·e, à retrouver des appuis et à revenir vers davantage de stabilité lorsque cela est nécessaire.

Envie d’explorer ce travail ensemble ?

Si vous envisagez de commencer un accompagnement, je vous propose un premier échange en visio, gratuit, pour faire connaissance, entendre ce qui vous amène et voir si ma manière de travailler peut vous convenir.

Les séances ont lieu à Romainville, à proximité du métro Romainville–Carnot, ou à distance en visio.